Saint-Béat (31) - Communauté de communes de Saint-Béat
Joël Gros./Photo DDM Jal
Joël Gros fait partie de ces élus qui ne mâchent pas leurs mots. Le maire de Cierp-Gaud a des projets pour la communauté dont il est président. Et il n'entend pas lâcher le morceau.
Comment définiriez-vous le territoire de cette communauté ?
Il est compliqué géographiquement avec ses deux vallées et un centre qui attire la population et les services. Et il est compliqué économiquement, parce que fragilisé depuis le départ de Péchiney.
Quelle est la politique que vous souhaitez mettre en œuvre sur cet espace ?
Les axes sont connus et reconnus. Actuellement, la priorité est de faire face à la désertification médicale. D'où ma volonté de création d'une maison de santé pluridisciplinaire à installer là où il y a le plus de monde. Si je n'arrive pas à bâtir ce projet je ferai appel à l'étranger.
C'est-à-dire à l'Espagne toute proche ?
Oui. Nous avons ici une mission transfrontalière. L'avenir passera par la frontière. Ainsi nous pourrons répondre à la demande du public qui vit sur ce territoire en termes de santé ou de gestion des déchets. Il y a là un verrou à faire sauter. Nous pouvons le réaliser comme nous l'avons vu avec la piste cyclable qui va de Cierp-Gaud au Val d'Aran, ou comme il faut le faire avec les transports en commun : côté espagnol ils s'arrêtent à Ponta, côté français ils démarrent de Fos. Comment franchit-on les 4 kilomètres qui séparent ces deux points ?
Une coopération transfrontalière valable aussi pour la Garonne ?
Après les inondations de juin 2013 nous nous sommes rendu compte que la Garonne amont n'était pas surveillée. Désormais, en travaillant avec la surveillance espagnole nous aurons les alertes plus tôt et pourrons anticiper à 48 heures les événements. Ce projet d'étude de «risque hydro» effectué avec Lérida permet d'analyser le fleuve jusqu'en Cerdagne et mettant en place des capteurs qui collectent les données (eau, neige, température, vent…). Ceci sera opérationnel avant la fin de l'année. Tout ceci est au service d'une même volonté : que nous existions dans un pays qui vive.
(Lire la suite de l'article sur le site de LaDépêche.fr)